Le grand écart des chiffres : incendies vs grêle de l’été
Deux chiffres circulent en ce moment sur la triste sinistralité de l’été que nous trouvons particulièrement intéressants à mettre en perspective, au-delà de la réalité désastreuse qu’ils représentent pour celles et ceux qui l’ont vécue et pour l’ampleur alarmante du changement climatique. France Assureurs a confirmé fin août que les incendies de Gironde, des Landes et du Var avaient coûté environ 500 millions d’euros au marché, pour à peu près 25 000 sinistres.
Ce qu’on a beaucoup moins entendu, c’est ce que Covéa a déclaré à L’Argus de l’assurance : le seul épisode de grêle de mai à août pourrait lui coûter à lui seul environ 300 millions d’euros, pour 89 000 sinistres – déjà les deux tiers du total incendies pour tout le marché, pour un seul assureur sur un seul aléa. La profession évoque, sans confirmation officielle de France Assureurs ou de la CCR (Caisse Centrale de Réassurance) à ce jour, un ordre de grandeur proche d’1,5 milliard d’euros pour la grêle sur l’ensemble du secteur.
| Indicateur | Incendies de l’été (Marché) | Grêle (Covéa seul) |
| Coût estimé | ~500 Millions € | ~300 Millions € |
| Nombre de sinistres | 25 000 | 89 000 |
| Type de choc | Coût unitaire élevé, volume modéré | Traitement de masse, risque d’engorgement rapide |
Le vrai crash test : tester la résistance des processus en cas de choc de volume
La véritable question posée par ces chiffres n’est pas la viabilité des processus sur le papier, mais bien leur capacité de résilience face à une explosion soudaine des volumes. C’est précisément là qu’une démarche d’excellence opérationnelle sur la gestion des sinistres devient critique : pouvoir observer en temps réel comment se déroulent les processus pour repérer et traiter les dossiers grêle qui traînent depuis plusieurs semaines avant qu’ils ne génèrent des réclamations.
Les impacts du changement climatique sur la sinistralité grimpent d’année en année, une réalité matérielle qui s’impose face au climato-scepticisme de certains gouvernements. En plus de lutter contre le changement climatique et d’engager une politique de prévention ambitieuse, le sujet clé pour les assureurs est de tester les processus de gestion de sinistres contre des chocs de volume croissants.
Process Intelligence et IA agentique : absorber les pics sans engorger la gestion
C’est précisément ce que nous faisons chez Silamir Group pour nos clients de l’Assurance : les aider, grâce à une démarche augmentée par la donnée (le process intelligence), à voir où leurs dossiers ralentissent vraiment (et pas où ils imaginent que ça ralentit) avant d’agir sur les causes racines avec des démarches d’amélioration : IA agentique, RPA, refonte des outils et des workflows…
Si le sujet vous parle, nous sommes curieux de savoir comment vous préparez la réponse à ces chocs. Contactez-nous pour en discuter
L’essentiel à retenir
Comment les assureurs peuvent-ils absorber un choc de volume de sinistres climatiques ? Pour faire face au triplement soudain du volume de dossiers, les assureurs doivent déployer une démarche de process intelligence. Cela permet d’identifier en temps réel les dossiers en retard avant qu’ils ne génèrent des réclamations, puis d’agir sur les goulets d’étranglement via l’IA agentique, le RPA et la refonte des workflows de gestion.
Sources :